Hiver québécois : comment y survivre ?

J’aime bien l’hiver québécois. Vraiment. Je ne suis pas quelqu’un de frileux et j’adore la neige. 

La neige illumine la nature, chaque rayon de soleil fait scintiller la ville entière. Grâce à la neige tout est paisible et silencieux, la ville se transforme et on vit un peu plus au ralenti. L’hiver québécois c’est en plus les plaisirs de cette saison unique : le ski, les randonnées en raquettes, les lacs gelés et les festivals d’hiver.

Mais en ces temps où la température ressentie moyenne frôle les -20 degrès, où mes cheveux humides gèlent dès que je mets le nez dehors, ou le blizzard t’envoie des bourrasques de vent glacial en pleine figure, j’ai des envies de meurtres à chaque fois que je consulte mon appli. météo.

Oui parce que, quand tu te réveilles un beau matin d’hiver pour aller travailler et que tu regardes la météo indiquant un beau -28 degrès de température ressentie, et qu’il a neigé dans la nuit tu sais que: ton nez va congeler de l’intérieur (c’est vraiment très désagréable, vraiment!), que tu devras prévoir 10 minutes de plus pour t’emmitoufler avant de sortir de chez toi, même si c’est pour marcher jusqu’à ta voiture garer 5 minutes plus loin, cette même voiture que tu devras t’efforcer de gratter, brosser et faire chauffer pendant 10 minutes supplémentaires. Je m’arrête là ? 

Bref, j’adore l’hiver québécois pour toutes ces belles choses qu’il représente, mais il y a des jours où il faut pas trop m’embêter avec ça. Alors voilà mes petites astuces d’expatriée à Montréal pour survivre à cette belle saison même quand je suis en sévère manque de vitamine D et de températures positives.

Survivre à l’hiver québécois : les vêtements et accessoires

Tout d’abord il y a une idée reçue avec l’hiver québécois : quand on s’habille correctement, que l’on ne rechigne pas à porter des vêtements chauds (même s’ils ne sont pas très beaux) et qu’il n’y a pas trop de vent, on a pas froid au dessus de -30 degrès. Mais pour ça il faut respecter un certain nombre de petites astuces:

  • Faire l’oignon : entendez par là – s’habiller en couches fines mais nombreuses – afin de profiter des espaces d’air entre chaque couche comme isolant. Même en architecture on vous le dira : le meilleur isolant c’est l’air! 
  • Avoir un bon manteau d’hiver : exit le petit manteau de laine hyper stylé ou le caban branché, ce qu’il vous faut c’est un vrai manteau d’hiver québécois avec du duvet et capable de vous tenir au chaud sous d
    es températures extrêmes. Bref, un peu comme un manteau de ski mais en plus chaud.  

hiver québécois

  • Avoir de bonne chaussures pour marcher dans la neige : une bonne partie de la température s’échappe par les extrémités du corps, notamment les pieds. Si vous commencez à avoir froid aux pieds ou à avoir les chaussettes humides, il y a de grandes chances pour que vous ayez très vite froid partout ailleurs.
  • Porter un bonnet et/ou une capuche presque systématiquement : la deuxième zone principale de perte de chaleur est bien sûr la tête (et les oreilles pour ma part). Un bonnet – une tuque – ou une capuche sont donc de rigueur. Parfois sous les températures bien basse de l’hiver québécois il vaut mieux mettre les deux: le bonnet garde au chaud tandis que la capuche coupe du vent.

hiver québécois

  • Et les gants ? : personnellement je suis très sensible des mains. Alors même sous des températures positives j’ai toujours des gants avec moi. Pourtant, je vois beaucoup de québécois ne pas porter de gants même sous -20 degrès. Chacun son truc. Une bonne astuce : ne pas prendre des gants trop serré car je vous le répète: l’air est un isolant magique.
  • Quelques accessoires supplémentaires : pour les frileux, le Québec ne manque pas d’imagination pour faire face à son hiver rigoureux : chaufferette à essence Zippo, semelles thermiques, gants avec chaufferettes intégrées, crampons amovibles pour chaussures… sont quelques-unes des petites merveilles qui vous garderont au chaud.

Survivre à l’hiver québécois : la lumière du jour

Entre les tempêtes de neige qui plombent le ciel, les jours qui raccourcissent et les rayons de soleil qui se font rare, on manque rapidement de lumière du jour. Il faut dire aussi qu’au plus fort de l’hiver le soleil se couche vers 15h30; de quoi perdre vos belles couleurs gagnées durant tout l’été.

L’avantage avec cet hiver québécois c’est qu’en général les gros mauvais temps sont toujours suivi de grand beau temps. De superbes journées de soleil, sans aucun nuage dans le ciel et la neige vierge qui s’illumine. Même si ces journées sont généralement très froides, un seul jour de ce genre vous réconcilie pendant un bon bout de temps avec l’hiver québécois alors autant en profiter.

hiver québécois

Sinon, si ces quelques journées de grand beau ne vous suffisent pas, à vous de vous approprier la lumière et de jouer avec votre intérieur, pour que vos journées soient lumineuses et chaleureuses même lorsque vous êtes obligé de rester à l’intérieur. Jeux d’ombres chinoises, couleurs apaisantes ou électrisantes, luminaires aux formes improbables, voici quelques propositions pour donner un peu de chaleur et de lumière à votre intérieur pendant les longs mois de l’hiver québécois.

Survivre à l’hiver québécois : on en profite!

Pour que l’hiver québécois parfois pesant reste un plaisir, le meilleur moyen est encore d’en profiter au maximum. Que ce soit Montréal, la ville de Québec ou tout autre lieu en dehors des zones urbaines, la Belle Province a mille et une activités à proposer pour profiter pleinement de son hiver haut en couleurs. 

hiver québécois

Dans les villes, les festivals de sculpture sur glace ou sur neige, l’hôtel de glace de Québec, la Nuit Blanche montréalaise et autres odes aux plaisir de l’hiver québécois sont résolument à voir. Côté sports de plein air, le chien de traîneaux est définitivement une expérience fantastique et un week-end de ski ou une balade en raquette sur le Mont-Royal restent des incontournables.   

Prêt à affronter l’hiver québécois (qui ne fait que commencer) ?


À vous de jouer… Partagez!

 

2 thoughts on “Hiver québécois : comment y survivre ?

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